
A savoir remplacer, réduire, réutiliser, recycler. Des conseils logiques, qui doivent s’accompagner de l’adoption de gestes simples par l’ensemble du personnel. On vous dit tout sur notre blog.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public le 28 février son dernier rapport en lien avec le réchauffement climatique. Ses recommandations concernent tout le monde. Y compris les entreprises qui sont invitées à mettre en place des plans pour lutter contre le gaspillage.
La bonne approche est de se demander ce qui peut être fait, collectivement ou individuellement, pour réduire la consommation des ressources (le « meilleur » déchet étant celui qui n’existe pas), remplacer certaines ressources non-renouvelables par d’autres, réutiliser et recycler certaines matières ou leurs déchets.
Une approche concrète, indispensable et abordable, qui peut en plus nous faire économiser des milliers d’euros.
Ces dernières semaines, de nombreux articles de presse ont relayé la « ruée sur les panneaux photovoltaïques » des Belges et des entreprises belges. Et pour cause, le prix de l’électricité a augmenté de 80 à 85 % en un an, pour les contrats fixes, mais aussi variables. Certaines entreprises ont parfois vu doubler ou tripler leurs factures énergétiques ces 12 derniers mois, ce qui n’est pas sans conséquences sur la rentabilité et parfois même sur la survie de l’activité.
Pour faire face à cette situation, il n’y a pas de solution miracle, mais il existe des pistes intéressantes. La première consiste à remplacer les ressources consommées par des énergies renouvelables, c’est-à-dire les énergies produites à partir de ressources disponibles sans limites (soleil, vent, puissance hydraulique).
Cette décision de basculer vers des énergies renouvelables présente réellement de nombreux avantages pour les sociétés. En voici 8 pour le solaire par exemple.
« La question de la dépendance énergétique est au cœur des entreprises en raison du contexte global international tendu. Faire le choix du renouvelable, c’est aussi faire le choix d’une certaine indépendance. Un seul panneau génère annuellement une énergie qui permet de faire rouler une voiture pendant 2.000 km. Imaginez les économies pour une société dont la flotte automobile est électrique ou hybride », détaille Grégoire de Pierpont, CEO d’Enerdeal (société spécialisée dans le photovoltaïque pour entreprise).
Un autre angle à envisager dans une optique environnementale, c’est celui de la réduction de ses consommations. Là aussi, c’est à la fois bon pour la planète et pour le portefeuille. Cette diminution peut être envisagée pour plusieurs postes.
Le premier, c’est l’éclairage. Par exemple, utiliser des ampoules LED, équiper le bâtiment d’un système de détection des mouvements afin de n’éclairer certains lieux que lorsqu’ils sont occupés, et, enfin, conscientiser ses collaborateurs afin qu’ils adoptent tous ces bons gestes.
Le second, c’est l’eau. Privilégiez l’eau du robinet, qui sera servie dans des verres ou dans des tasses et non dans des gobelets en plastique. S’équiper de toilettes à chasse d’eau à double touche est aussi une bonne pratique.
Le troisième concerne les déplacements. L’entreprise peut par exemple continuer à favoriser le télétravail, encourager le co-voiturage, offrir un abonnement pour les transports en commun, encourager financièrement le recours à une micro-mobilité (trottinettes, vélos…) ou encore mettre à disposition de ses collaborateurs des voitures de sociétés électriques ou hybrides.
Le quatrième poste concerne la consommation de papier. Encore aujourd’hui, on jette des feuilles à peine utilisées ou parce qu’elles sont pliées. Et parfois même, nous imprimons nos mails.
Enfin, parlons de la pollution numérique. Savez-vous qu’un salarié au travail devant un ordinateur représente chaque jour la consommation électrique de 80 ampoules ? Une politique peut donc être mise en place pour éviter cette pollution digitale.
Rappelons quelques conseils déjà partagés sur notre blog :
Selon Energuide, si chaque Belge envoyait un seul message de moins de ce type, cela économiserait 2 825 tonnes de CO2 et équivaudrait à retirer 573 voitures diesel de la circulation.
Plus de conseils ici.
Il ne faut pas grand-chose pour mettre en place dans son entreprise de quoi recycler et réutiliser les énergies ou les objets.
Le premier geste est de mettre en place un système de tri qui permet de collecter les objets à recycler. Généralement, le recyclage porte sur le papier, le carton, le plastique et les équipements électriques. Mais savez-vous qu’il est possible également de recycler les mégots de cigarette ou encore de réutiliser les eaux usagées ? Et pour les entreprises qui ont une cantine, le recyclage des produits alimentaires jetés ou périmés est possible, notamment par la pose d’un frigo solidaire (des frigos installés un peu partout en Belgique où vous pouvez déposer de la nourriture et où les gens dans le besoin peuvent venir se servir en libre-service).
Un autre bon réflexe est d’acheter des produits recyclés et/ou recyclables.
Mais on peut aussi aller plus loin. Certaines entreprises promeuvent par exemple l’échange entre collaborateurs d’objets dont ils ne se servent plus et qui pourraient servir à d’autres. Cela se fait via l’intranet ou via une plateforme spécialement conçue pour l’occasion. Veerle de la compta se sépare de son vélo électrique. Nicolas déménage et revend de nombreux objets. Et ça tombe bien, car Yacine emménage avec sa compagne et cherche ces objets qu’il acquerra à petits prix.
Vivre sans polluer est impossible. Toute activité humaine et entrepreneuriale a un « coût » sur l’environnement. Outre cette stratégie des 4 R dont nous venons de parler, nous devons également faire partie de la solution.
Comment ? En modifiant légèrement nos comportements individuels. Ces gestes, on les connaît la plupart du temps, mais engageons-nous à les adopter progressivement pour tenir ces changements sur la durée. Rappelez-vous nos 12 conseils perso pour « être éco-responsable en télétravail ».
Et pourquoi pas participer ou soutenir certaines associations ou certains programmes qui vont compenser la pollution que nous émettons ? Une solution souvent mise en avant est la plantation d’arbres. On estime qu’un Européen émet chaque année entre 10.6 et 12.8 tonnes de CO2 (source, le site fédéral climat.be/klimaat.be). Sachant qu’un arbre stocke 35 kg de CO2 par an (fourchette élevée), pour compenser notre pollution annuelle individuelle, il faudrait planter 350 arbres.
Dit autrement, chaque jour, nous émettons individuellement environ autant de CO2 que ce qu’un arbre stocke en un an. Plusieurs partenaires privés peuvent accompagner ceux qui le souhaitent dans cette démarche.
L’idéal étant de combiner les 4 R et cette démarche, afin de devenir de vrais « consom-acteurs ».

