
Quand le coût de la vie augmente, les Belges réexaminent leurs dépenses. Constat notable : près de sept Belges sur dix déclarent vouloir faire des économies sur l’alimentation, alors qu’ils n’étaient que 50 % à envisager cette option l’année d’avant. D’ailleurs, en 2025, seuls 75% déclaraient qu’ils iraient moins souvent au restaurant contre 90% en 2024.
Les vacances restent également importantes : seule la moitié des personnes interrogées modifieraient aujourd’hui leurs projets, contre 87 % en 2024. Les activités culturelles sont un peu plus souvent citées comme poste d’économies : 65 % des Belges seraient prêts à les réduire, contre 81 % l’année dernière. Les vêtements restent la catégorie la plus concernée par les économies : 76 % contre 89 % en 2024. En résumé, les Belges font des choix clairs. Si des économies s’avèrent vraiment nécessaires, nous préférons les faire sur des postes essentiels tels que l’alimentation plutôt que de sacrifier le bien-être et les expériences.
L’alimentation reste l’un des postes les plus gourmands du budget des ménages. 27 % des Belges lui consacrent au moins 31 % de leurs revenus et ce pourcentage dépasse même 40 % pour 11 % de nos concitoyens. Ils sont, en outre, près d’un tiers (30 %) à dépenser entre 21 % et 30 % de leur budget pour se nourrir. À noter que ces chiffres sont similaires en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles : l’alimentation coûte cher partout. L’inflation a beau diminuer, la pression structurelle sur le budget alimentaire ne faiblit pas.
Les Belges basent essentiellement le choix de leur restaurant sur trois facteurs. Ils sont 76 % à vouloir avant tout « en avoir pour leur argent » et accordent donc beaucoup d’importance au rapport qualité-prix. 67 % des Belges tiennent compte du prix des repas et 66 % considèrent la qualité des produits comme déterminante.
Les chèques-repas influencent également ce choix. Quatre Bruxellois sur dix (40 %) vont uniquement luncher dans les restaurants qui acceptent les chèques-repas, contre 33 % en Wallonie et 25 % en Flandre. Par ailleurs, près de six restaurateurs sur dix (57 %) confirment que les chèques-repas attirent des clients supplémentaires, ce qui améliore la rentabilité du service de midi. En plus d’être un levier économique pour le secteur de l’horeca, le chèque-repas constitue aussi un critère de sélection important pour le consommateur.
Le lien entre pouvoir d’achat et santé est évident. Un Belge sur deux déclare qu’il mangerait plus sainement (plus de produits frais, plus de légumes, moins de produits transformés) si la valeur des chèques-repas doublait. De nombreux salariés indiquent déjà aujourd’hui que les chèques-repas les aident à choisir des repas de meilleure qualité. Quand ils ne le font pas, ce n’est pas par manque de volonté, mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas se le permettre financièrement. Les chèques-repas favorisent donc concrètement l’adoption d’habitudes alimentaires plus saines.
85 % des Belges se disent satisfaits des chèques-repas. Les travailleurs y voient un coup de pouce financier, mais aussi un moyen de manger mieux. De plus, la digitalisation des chèques-repas est désormais pleinement établie : plus de neuf utilisateurs sur dix trouvent la version électronique plus facile à utiliser, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement. Les restaurateurs confirment l’impact : près de 40 % d’entre eux enregistrent une augmentation de leur chiffre d’affaires grâce aux chèques-repas.
« Les Belges font désormais des choix plus réfléchis en matière de dépenses : nous voulons continuer à profiter des expériences de la vie, mais nous constatons que l’alimentation pèse lourdement dans le budget », explique Patrick Langlois, Managing Director d’Edenred Belgique & Luxembourg. « Dans un contexte économique et budgétaire difficile pour beaucoup, la décision d’augmenter la valeur maximale des chèques-repas est d’autant plus importante et appréciable. Il va permettre très concrètement aux entreprises qui pourront se le permettre d’améliorer directement le pouvoir d’achat de leurs salariés. »
« Si les consommateurs ressentent la pression sur leur budget alimentaire, nos restaurateurs subissent également de plein fouet cette pression économique, explique Pierre Poireau, Secrétaire général de la Fédération HoReCa Wallonie. Aujourd’hui, le secteur HoReCa fait face à des défis structurels importants et reste attentif à toutes opportunités lui permettant de maintenir sa rentabilité. Depuis ce 1er janvier, l’augmentation de la valeur nominale maximale des chèques-repas est assurément une bouffée d’oxygène bienvenue. D’autant plus que 33 % des consommateurs wallons choisissent leur restaurant en fonction de la possibilité de payer au moyen de chèques-repas électroniques. Pour nos membres, accepter les chèques-repas est devenu essentiel et revient aujourd’hui à ouvrir la porte à un tiers de leur clientèle potentielle. »
Le baromètre Food est une étude annuelle réalisée par Edenred, qui porte sur les comportements alimentaires, les habitudes de consommation, les attentes et le rôle des chèques-repas. Cette enquête s’inscrit dans le cadre du programme FOOD (Fighting Obesity through Offer and Demand) par lequel Edenred, en collaboration avec de nombreux partenaires internationaux et universités, souhaite inciter les consommateurs et les restaurants européens à faire des choix plus sains et plus durables.